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scénographie Francis
Biras, assisté de Caroline Bibring
costumes Sylvette Dequest
lumières Olivier Oudiou
direction musicale Françoise Rondeleux
maquillages, coiffures Catherine Nicolas
peintures Julie Terrazzon
Lettre de
Gorki à Anton Pavlovitch Tchekhov
J'ai vu ces jours-ci Oncle Vania - j'ai vu et j'ai pleuré comme
une bonne femme, même si je suis loin d'être un homme nerveux,
je suis rentré chez moi abasourdi, chaviré par votre pièce,
je vous ai écrit une longue lettre et - je l'ai déchirée. [...]
C'était comme si on me sciait en deux avec une vieille scie.
Les dents vous coupent directement le cur, et le cur se serre
sous leurs allées et venues, il crie, il se débat. Pour moi,
c'est une chose terrifiante. [...] Dans le dernier acte de Vania
quand le docteur, après une longue pause, parle de la chaleur
qu'il doit faire en Afrique - je me suis mis à trembler d'enthousiasme
devant votre talent, et à trembler de peur pour les gens, pour
notre vie, misérable, incolore. Quel drôle de coup - et comme
il est précis - vous avez frappé là !
novembre
1898
traduction André Markowizc et Françoise Morvan. |