production Théâtre de l’Aquarium, Festival d’Automne à Paris, Théâtre du Nord - Centre Dramatique National de Lille-Tourcoing, Le Cargo – Maison de la Culture de Grenoble, avec le soutien du Quartz –Scène Nationale de Brest
saison 2004-05
saison 2003-04

saison 2002-03

 

du 5 au 21 décembre 2003

représentations jeudi et vendredi à 20h30, et samedi et dimanche à 16h suivi de Oncle Vania

LE CADAVRE VIVANT

de Lev Nikolaïevitch Tolstoï
traduit du russe par André Markowicz

mise en scène Julie Brochen


autour du spectacle

dates de tournée du spectacle

la presse

scénographie Francis Biras, assisté de Caroline Bibring
costumes Sylvette Dequest
lumières Olivier Oudiou
maquillages, coiffures Catherine Nicolas
assistante à la mise en scène Sabrina Delarue
peintures Julie Terrazzoni

avec
Beñat Achiary, Jeanne Balibar, Olivia Côte, Valérie Dréville, Stéphanie Farison, Bernard Gabay, Yves-Noël Genod, François Loriquet, Nathalie Nerval, Sophie-Aude Picon, Pascal Tokatlian, Jean-Baptiste Verquin, Maryseult Wieczorek, Thomas Scimeca

création musicale
Beñat Achiary, Agusti Fernandez, Ramon Lopez, Gaguick Mouradian, Claude Tchamitchian

 

 

" Soyez donc des âmes vivantes " Gogol


La notion d’intelligentsia russe du XIXème et du XXème siècle est tout à fait unique.
De Soloviev à Dostoïevski, de Tolstoï à Tchekhov, de Blok à Balmont, ses représentants ont, au plus haut degré, ressenti les souffrances et les plaies de la Russie, la crise spirituelle de leur temps. Ils ont appris aux autres le dégoût de toutes les servitudes et ont toujours conduit la société vers des idéaux les plus élevés.

Le 14 janvier 1900, Oncle Vania est créée au Théâtre d’Art de Moscou.
L’idée d’écrire Le Cadavre Vivant est née chez Tolstoï après avoir vu cette pièce qu’il dit lui-même avoir détestée alors qu’il adorait profondément les nouvelles de Tchekhov.
Après avoir travaillé quatre années durant sur le théâtre de Tchekhov et notamment sur Vania, il m’est apparu indispensable de construire un diptyque entre Le Cadavre Vivant de Tolstoï et Oncle Vania de Tchekhov et de reprendre ainsi leurs échanges, leurs discussions, là où ils les avaient laissés.

J’ai donc réuni une équipe autour de moi et de ce projet important. Un scénographe, Francis Biras, qui signera les deux espaces… l’un imbriqué dans l’autre - l’un frontal, l’autre bi-frontal.
L’idée scénographique de Vania est relativement simple, mais elle s’éloigne dans le travail, elle se complexifie, se densifie : c’était l’idée de traiter la maison comme le personnage principal de la pièce, la maison non plus comme lieu mais comme " mémoire vivante ", comme quand nous appelons le théâtre dans lequel nous travaillons et nous vivons : " la maison ". Ainsi comment vendre " la maison ", le théâtre – comment emballer, housser les meubles avant d’en être dessaisi, dépossédé : emballer le gradin et construire avec lui un espace de jeu unique et multiple à la fois.

Le Cadavre lui s’inscrit dans un bi-frontal, un espace déplacé, un lieu de passage où seuls des portes manteaux indiquent les présences, les errances.

Vania se situe à la campagne, Le Cadavre est plus urbain, plus sauvage, plus libre aussi car nous avions en commençant le travail de répétition, en décembre dernier, la sensation de défricher une terre inconnue, d’être face à une écriture nouvelle, désarçonnante.

Ce travail sur Le Cadavre Vivant éclaire et induit une tout autre lecture de Vania.

L’idée aussi de rassembler une équipe commune : Sylvette Dequest aux costumes, Olivier Oudiou aux lumières, Catherine Nicolas aux maquillages et aux coiffures, Sabrina Delarue assistante à la mise en scène, et un même groupe d’acteurs sur les deux projets permet de concrétiser enfin la recherche que je mène sur le texte de Tolstoï depuis plusieurs années déjà.

Ainsi je retrouve Valérie Dréville, Lisa dans Le Cadavre, je découvre Beñat Achiary et entame avec lui une collaboration théâtrale et musicale - la musique étant au centre de la pièce du Cadavre- Agusti Fernandez, Ramon Lopez et Claude Tchamitchian, Yves-Noël Genod, Pascal Tokatlian, Sophie-Aude Picon, Jean-Baptiste Verquin, Olivia Côte, Stéphanie Farison dans Le Cadavre. Pierre Cassignard , Julie Denisse, Jean-Paul Roussillon dans Oncle Vania. Et Jeanne Balibar, Macha dans Le Cadavre, Eléna Adréevna dans Vania, François Loriquet Afremoff dans Le Cadavre et Vania, Nathalie Nerval Anna Pavlovna dans Le Cadavre et Maria Vassilievna dans Vania, Bernard Gabay Boutkevitch dans Le Cadavre et Téléguine dans Vania et Maryseult Wieczorek la nourrice dans les deux pièces.

Nous nous sommes rassemblés autour de ce projet dans l’idée un peu folle de réunir ces deux textes en intégrales en décembre prochain.

Julie Brochen


Le texte est publié aux Éditions José Corti / 2000

Production Théâtre de l'Aquarium, Festival d'Automne à Paris, Théâtre du Nord - Théâtre National de Lille-Tourcoing, Le Cargo - Maison de la Culture de Grenoble, avec le soutien du Quartz - Scène Nationale de Brest, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
en association avec la Fondation de France