L'Échange


 

 

 
 
 
 
 
 
 

 


 

Le travail de Frédéric Le Junter

 

"Je suis intéressé par le son créé par des mécaniques mettant en vue/son le hasard comme acteur, comme je l'observe dans de nombreux phénomènes naturels et vivants.

Les petites situations aléatoires se prolongent dans les machines mécaniques sonores et dans des machines faisant intervenir la lumière, le nombre des mécaniques permet d'augmenter la complexité de ce qui est à percevoir, de cette incertitude tranquille qui nous entoure."


La musique selon Frédéric Le Junter

"Vers l'âge de 5 ans, j'ai été impressionné par les sons du port de Dunkerque, par la matière visuelle de ces immenses installations. Au même moment, je me suis mis à construire des objets en volume, en partant du carton et d'objets trouvés.

Mon premier poste de radio, en 1967, me fait découvrir les groupes anglais de guitares saturées, c'est là que j'accroche avec la musique.
© Franck Beloncle

A 28 ans, en 1984, j'ai recommencé le bricolage, et j'ai réuni différents champs qui m'occupent : la lutherie, la musique, la mécanique, les objets trouvés dans une première machine sonore.

J'aime fabriquer des outils et des instruments sommaires qui ne me permettent pas une virtuosité mais plutôt de l'instabilité, des surprises, avec lesquels je pratique l'improvisation."


Les machines à Lumière

"Quand j’avais 13 ans, j’étais très intéressé par le cinéma d’animation au point de fabriquer un projecteur pour des bandes de papier perforées sur lesquelles je dessinai. Voici la suite:

Installation
les machines à lumières :

il s’agit de projeter des mouvements de lumière ; je commence le développement de ces machines sur 2 directions principales :

-les machines qui dessinent dans un bac à sable posé sur un rétroprojecteur,
-les trames en mouvements, l’expansion de ce phénomène visible au sol, qui apparaît sous les feuilles d’un arbre remué par le vent sous un soleil vertical.

Dans chaque machine il y a le hasard en action, et aussi dans la combinaison des machines entre elles, les projections se font sur le sol, les murs, sur des écrans translucides qui recoupent l’espace, l’écran n’est pas un rectangle défini et fermé, je tiens à un format flottant, en fait pas de format.
Cet espace de matières lumineuses peut servir aussi de lieu de concert, en association avec des musiciens qui travaillent sur la matière sonore."