Dans le Rouge



 

 

 
 
 
 
 
 
 

 


 

Le goût de la désobéissance



On peut voir dans le conformisme, une figure de l’enfer ordinaire. C’est contre son "insinueuse" influence que s’élèvent les textes qui m’ont séduite. Des textes qui ont le goût de la désobéissance. Ce sont eux qui m’ont menée à concevoir Dans le rouge.



Comment faire pour les traiter sans les dénaturer, sans pour autant se prendre au sérieux, sans obéir à la loi du genre ?

Pour cela il me fallait les découvrir en même temps que les spectateurs : sans préjugés, comme pour la première fois, je pensais alors au clown dont le code de jeu permet cette expérience en direct. Des improvisations surgit cette silhouette rouge, une enveloppe plus qu’un être, mais sans nez rouge, une bulle, un matériau libre capable d’ aller à l’abordage de textes qui n’avaient pas vocation de se montrer sur scène.

À l’origine, donc, une forme hybride, mélange d’écriture improvisée et de textes existants et peu à peu, le fil conducteur du spectacle, un voyage en enfer. Il m’a servi de piste pour explorer notre époque.



Venu pour voir l’Enfer de Dante — rempli de pâles, de rôtissoires, de ruisseaux de feu — On découvre tout autre chose… l’enfer d’aujourd’hui… l’enfer du décor…

Dans cet enfer, comme Dante, on découvre bien les luxurieux, les peureux, les puissants. Mais, avec le temps, ils ont plutôt changé d’allure…

Lucie Valon

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