Les Fourberies de Scapin


 

 

 
 
 
 
 
 
 

 


 

Émilie Valantin

 

Née en 1940 à Lyon, Emilie Valantin utilise très tôt les marionnettes pour dire des insolences à sa mère (enseignante, musicienne et "espérantophone") et à son père (menuisier ébéniste, anarchiste et lecteur du Canard Enchaîné).

Après des études classiques, elle part vivre en Afrique sept ans et souscrit aux obligations d'enseignante, d'épouse et de mère de famille un certain temps.

Elle fonde le Théâtre du Fust à Montélimar en 1975. Son itinéraire d'artiste se confond avec celui de la compagnie.

Une programmation parfois prestigieuse à l'étranger et en festival jalonne ce cheminement besogneux pour redécouvrir et actualiser le métier de marionnettiste.

Le spectacle en soliste La disparition de Pline (sur des textes du philosophe contemporain, Clément Rosset) reçoit le meilleur accueil dans le festival d'Avignon off en 1994. Ce spectacle a été repris en 2005 au Théâtre de l’Aquarium, à l’occasion du 30ème anniversaire de la Compagnie.

La collaboration de comédiens talentueux et convaincus, et la constitution d'un atelier performant, permettent de jouer J'ai gêné et je gênerai sur des textes de Daniil Harms et Castelets en jardins (1995) l'année suivante en programmation officielle. Un an plus tard, le Fust présente Un Cid, joué avec des marionnettes en glace (tournée 1996-2003).

Émilie Valantin est souvent associée à la formation de comédiens professionnels (ENSATT), L’Académie Théâtrale de l’Union (Limoges), Conservatoires, AFDAS, etc… (Haute école de Théâtre de Suisse Romande en 2005).

La rénovation de la Chapelle des Carmes par la Ville de Montélimar en 2001, lui offre un formidable outil de travail et de transmission de savoir faire.

Sur la saison 2001/2002, Emilie Valantin enrichit le répertoire du théâtre du Fust, de deux créations, L’Homme Mauvais, créé au Théâtre Vidy – Lausanne et présenté en février 2002 au Théâtre National de Chaillot, et Formation Continue (variation des Castelets) présenté en mai 2002 au Théâtre de la Commune- CDN d’Aubervilliers.

En octobre 2003, le spectacle Merci pour elles, en duo avec Jean Sclavis a été présenté au Festival de Otoño de Madrid.

En 2004, une nouvelle création Les Castelets bleus–Emprise de tête, recueil de textes philosophiques permet au Théâtre du Fust de revenir à la pratique fondatrice et la causticité de la marionnette à gaine.

En 2005, elle répond à la commande de l’Opéra de Lyon et crée Philémon et Baucis, opéra en marionnettes de Joseph Haydn. Ce spectacle a été créé au théâtre de la Renaissance à Oullins en avril 2005, dirigé par Mirella Giardelli et Jérémie Rhorer avec les musiciens du Louvre.

En 2006, Emilie Valantin signe la scénographie et les marionnettes des Fourberies de Scapin interprété en solo par Jean Sclavis.

En 2007, elle est mandatée par la Ville de Lyon pour préparer et assurer la coordination artistique du Bicentenaire de Guignol en 2008, pour lequel elle prépare une création Les Embiernes commencent… au Théâtre des Célestins-Lyon et un tournage La série des Embiernes. Elle reçoit une commande de la Comédie Française pour mettre en scène et en marionnettes Don Quichotte et Sancho Pança, une parodie de Don Quichotte d'A. J. Da Silva, qui signera l'entrée des marionnettes à la salle Richelieu en avril 2008

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