L'Échange


 

 

 
 
 
 
 
 
 

 


 

Frédéric Le Junter
Installations sonores et visuelles

 

Voir aussi : Le travail de Frédéric Le Junter

"En 1984, j'ai commencé à construire des instruments (cordes, vents, percussions), avec des objets trouvés, et je me suis aussitôt intéressé à la création des machines mécaniques qui allaient en jouer. J'ai peu à peu constitué un vocabulaire de sons qui m'a conduit à envisager la musique comme un paysage. Dans les lieux d'exposition, j'ai montré les machines sous forme d'installations automatiques et j'ai aussi donné des concerts en partie improvisés avec mes propres instruments, accompagné par les machines sonores (installations et concerts en France, Belgique, Allemagne, Hollande, depuis 1985).

En 1992, j'ai réalisé et joué un spectacle d'actions sonores sur un ensemble de machines musculaires : Fabriek (mise en scène : Jacky Lautem). Dans ce projet, j'ai cherché d'autres rapports entre le mouvement et le son; j'ai utilisé les mouvements quotidiens du corps pour générer des sons grâce à des outils, ustensiles, prothèses (tournée en France, Belgique, Allemagne).

Parallèlement, avec Pierre Berthet (Prix de Percussions de Bruxelles), je travaille au développement de matières sonores instrumentales dans la durée et, dans un registre très différent, sur des chansons faites de bribes de texte assemblées comme des objets trouvés, en conservant les traces et les accidents.
Après une série de concerts commencés en 1989, nous enregistrons en 1994 un CD pour le label du CCAM de Vandoeuvre-les-Nancy.

En 1995, j'ai commencé une nouvelle série de 35 machines sonores. Dans cette série, j'ai joué davantage avec la production aléatoire du son. L'ensemble s'est développé ces dernières années en plusieurs orchestres indépendants : le carillon, les discrètes, l'axe, les grandes berces du Caucase...

Cette même année, j'ai présenté une installation visuelle, T.V. Povera ! à l' ARIAP à Lille.

J'utilisai la programmation télévisée des chaînes hertziennes diffusées par 12 moniteurs et en projetai des fragments sur les murs au travers de lentilles optiques. Les images morcelées devenues abstraites recomposaient une unité inattendue et un nouveau sens.

Parallèlement, j'ai développé une installation à manipuler : Balancements, comportant une quarantaine de pendules se balançant en frottant les cordes d'autant de guitares électriques.

La pièce, d'une durée de 30 minutes et préparée par quelques jours de répétition, a été jouée par un groupe d'une douzaine de personnes à Antwerpen (Belgique). Elle a été reprise par d'autres groupes en France, en Belgique et en Hollande.

En 1997, je développe les actions sonores en créant le s.GAS.p :
un groupe de gens, novices pour la plupart, est invité à jouer une suite d'actions sur une installation composée principalement de 2 rues de guitares et de 2 manèges (musiciens invités pour l'encadrement : Xavier Charles et Jérôme Jeanmart).

Je m'associe aux mêmes musiciens pour former le groupe Silent Block, pour faire une musique-matière improvisée, jouée sur des instruments amplifiés et fabriqués à la maison; création au festival Musiques Actions de Vandoeuvre-les-Nancy.

Musique du court-métrage de Kamel Maad: A l'Ombre du Bruit, commande pour le 80ème Anniversaire de la Bataille de Verdun.

En 2000, je recommence à travailler les mouvements de lumières: des mécaniques dessinent dans un bac à sable transparent posé sur un rétroprojecteur; le dessin se fait en lumière sur l'écran; des trames font apparaître des tâches de lumière aléatoirement.

Je recommence aussi à jouer, seul, mes chansons impopulaires, accompagné de mes boites à rythme mécanique pour le festival mimi.

Courant 2001, je développe une 3ème série de machines sonores, de très petites dimensions pour le moment perpétuel, concert solo de matières sonores improvisées. Des caméras montrent des gros plans des phénomènes aléatoires tendant vers l'abstraction."

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